Son père aurait souhaité qu’il devienne avocat, comme lui. Claude Frôté est devenu cuisinier avec le goût de la plaidoirie et des beaux produits. Attablé dans la salle de son restaurant, le Bocca, juste après le coup de feu de midi, le chef est intarissable: il défend avec la même verve la finesse de la féra du Lac de Neuchâtel et les saveurs exotiques d’épices orientales. Un métissage qui est un des fils conducteur de sa cuisine. « J’aime voyager et faire des découvertes culinaires, précise-t-il avec enthousiasme. Cela me donne des idées pour créer des nouveautés. » Continuer la lecture de « Claude Frôté: « Je ne cherche pas la sophistication » »
Andy Zaugg, éloge de la simplicité
Le chef étoilé soleurois a reçu les insignes de commandeur de l’Ordre des vins vaudois. Une reconnaissance méritée pour ce passionné du goût qui privilégie une cuisine épurée, comme son modèle, Paul Bocuse.
«Je einfacher, desto besser» («Plus c’est simple, mieux c’est»). Dans la cuisine du restaurant Zum Alten Stephan, au cœur de la vieille ville de Soleure, Andy Zaugg répète sa devise avec enthousiasme. Ça tombe bien: elle lui convient à merveille, pour sa cuisine, tout d’abord, précise et inventive, mais sans fioriture. «Les plats trop travaillés, c’est pas mon truc», …
Lettre à Benoît Violier
Pierre-Emmanuel Buss rédige la lettre qu’il aurait souhaité envoyer à Benoît Violier.
Cher Benoît, cher chef Violier,
L’annonce de votre décès, dimanche passé, m’a laissé complètement désemparé. Comme tout le monde, j’ai été abasourdi d’apprendre qu’une personnalité à qui tout réussit puisse décider de mettre fin à ses jours aussi abruptement. La sidération a très vite laissé place à la tristesse et à une infinie nostalgie. Car si je ne connaissais pas bien l’homme, le cuisinier m’a donné des émotions gustatives…
Quand le fromage gagne à se marier en blanc
Il faut oser le chasselas! Le roi du vignoble romand permet des accords inattendus, comme l’ont démontré des menus concoctés par les chefs Edgard Bovier et Benoît Violier.
«Avec du gruyère? Du rouge, voyons!» Pendant des décennies, le gamay, le pinot noir ou la dôle ont été les uniques compagnons des plateaux de fromages en pays romand, qu’il s’agisse de pâtes dures ou de pâtes molles. «C’était du rouge et point barre, se souvient Edgard Bovier, chef du Lausanne Palace. Pourtant, très souvent, c’est le blanc qui offre les accords les plus adéquats. Personnellement, je suis un inconditionnel du chasselas. Un Dézaley avec quelques années…

